Je te dirai

Chigny les roses, Montagne de Reims.

Comment trouverais-je les mots quand je voudrais l’oubli ? Alors pour l’indicible des mots d’emprunts, mots qui hantent mes maudits non-dits.

Sûrement pas demain
sûrement pas dès l’aube,
mais oui, un jour sur le chemin qui va par la montagne et la forêt.

Six années et je n’y suis jamais retourné, j’espère que tu reposes en paix. J’aime la terre et ses pierres brutes pleines d’aspérités, mais du marbre lisse et froid sourd la tristesse d’un monde glacé.

Là, à l’affleurement, mes sentiments sont comme une roche qui s’effrite, au coeur de la strate brille encore un peu le mica.

Avant l’alluvion déposée,
avant les coups de vent,
avant le coût du temps,
on s’était murmuré des je t’aime, je te lisais mes poèmes,
tes cheveux roux sur ton corps, c’était de l’or, tu sais,
j’en étais fou.

Sûrement pas demain
sûrement pas dès l’aube,
mais oui, un jour de faiblesse sur le chemin qui va par la montagne et la forêt.

J’irai un peu à l’écart du cimetière, tomber à genoux sur la terre les mains dans l’humus qui recouvre les roches.
J’écouterai le vent se glisser dans les branches, seul dans le silence retombé et dans l’espoir du pardon, je te dirai.

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