Platanes

Près de l’entrée de Soissons en venant de Reims

Un fouillis de pensées me hante.
Sur le chemin docile, j’ai pris la tangente.
Est-ce la branche dont je suis issu
et ma nature apparente,
là-haut, dans ces arbres noueux ?
 
Vous qui vous dressez fièrement vers les cieux
vous respirez la force d’un naturel courageux.
J’ai toujours préféré le sentier,
le chemin de traverse à la route tracée.

De quel bois suis-je fait ?
Meuble d’un menuisier des temps passés,
celui qui reste en placages noueux ?
Celui qui brûle et par en fumée ?
 
Un fouillis de pensées me hante.
J’ai quitté le chemin docile, j’ai pris la tangente
Il n’y a plus de routes, d’arbres bornés,
seulement une nature d’arbustes sauvageonne,
de bosquets et touffes qui bourgeonnent.

Il ne reste que le vent, les branches qui me fouettent,
la tendresse d’une terre meuble
où nulle part ne résonnent mes pas perdus.

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