En trop au logis

Dans les villes où les hommes et les femmes sont si nombreux et rêvent d’une vie qui se déroule en douce ; après leur journée de travail ils ont les nerfs en pelote et reviennent à petit trot au logis.
Ainsi, des files d’hommes et femmes se débobinent le long des rues. Villes bariolées de vieille France et de files asiatiques, d’Afrique, de terres hispanique ou du Kamtchatka.
Quand il y a trop de files Ariane est perdue.

Ariane étudie, elle fait philo et avec sagesse elle a retenu la philanthropie.
On l’a vue quitter la ville, aller à la mer, aller à la mer. «  Elle a perdu tant d’hommes que les hommes s’y sentent libre » (1)

Au sud des Cyclades elle va tendre des files par-dessus les flots où pendent les linges sales de l’Europe. Maintenant elle met de la couleur aussi et les petits bateaux de réfugiés noirs et blancs les suivent vers les terres philanthropes. Ils sont nombreux dans leur infortune et vont vers des logis de fortune.

(1) Chanson : « La piscine » de Camille

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