Au banc des saisons

Rouvrois sur Meuse

Sous le chant des oiseaux dans l’ombre des ramures,
doux feuillage au repos, un refrain se murmure.
Que tourne la terre et reviennent les saisons
quand soufflera l’hiver alors nous partirons.

Lors des souffles d’été sur champs de paille et tas de foin
j’aimais voir s’envoler le son du grain.

J’ai couru les champs en tapis crins jaunes
et tenu tes paumes quand le torrent éclaboussait
des pétales de rose pâle.
Ta peau liqueur constellée de taches rousses
mouillée aux premières gouttes me laissait rêveur.

Tu fredonnais la mélodie de l’eau frissonnais
sous la fraîcheur d’une cascade quand les
nuages lourds ont lancé leurs traits de pluie tonnerre.

Toujours comme une chanson la vie nous entraîne
le temps d’un frisson par les chemins de bohème.

J’ai souvent goutté épis de blé amour en cage
parfois croqué la chair blanche au pain de campagne
et Mona la petite fleur des champs.

2 commentaires sur « Au banc des saisons »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :