Ostende

Je partage un poème écrit par Damy, présent sur les sites Oniris et Atramentra.

Je la voyais, là-bas, aux petits jours chagrins,

Fragile. Elle voilait un sourire tragique

Sous les ombres des quais dans un port de Belgique

Où grognaient en pissant les ombres des marins.

Ses charmes exhibés aux oiseaux de passage,

N’ayant pour seul désir qu’une tendresse au cou,

Elle osait un chéri, sans réclamer beaucoup,

Mais jamais n’accrochait faveur à son corsage.

La mer blafarde, étale, offrait tant de chalands ;

À l’aurore, hébétée, elle y pénétra, seule,

Livrant ses reins, ses seins puis sa mignonne gueule

Aux poupes des vapeurs peuplés de goélands.

Les marins, amarrés au ventre d’une fille,

N’avaient pas entendu son appel au secours :

Une idylle pas chère et des gouttes d’amours.

Elle croyait qu’Ostende était mieux que Manille.

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