Marie Noël

(revient le temps des petits marchés de noël et autres souvenirs)

Ils furent dessinés sur des pierres en glyphes,
parchemins sacrés, biblos, textes apocryphes.

À ton sujet de plumes en calames sur papyrus,
trois, quatre mots, deux lignes, rien de plus.

Je t’imagine Miryem à la rencontre des parias miséreux de Galilée.
Je t’imagine au pays d’Hérode reine des gueux traquée.

J’ai des images de nuits souveraines aux immenses ciels étoilés.
Un parfum de terre ocre où se dessine un sentier lumineux sous les rameaux d’oliviers.

Je veux croire qu’avant d’advenir dogmes, tes paroles,
celles de ton fils, étaient amour en paraboles.
La foule s’est mise à courir au marché de noël.
Est-il brisé ton rêve d’enfant sauveur d’un monde cruel ?

Ô douce nuit nom de dieu !

Vin chaud, odeur de cannelle, j’ai à la bouche un gout métallique.
Ce soir de décembre, Chérif s’est senti investi d’une mission héroïque.
Religions, textes sacrés, sauveur nouveau,
à Strasbourg du sang frais a coulé au caniveau.

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