Des fleurs dans la chevelure de Bérénice

Ce que l’on doit à la lunec’est la mer en mouvementune glissade de silice l’apparition des dunesla courbe d’une brune Androsace et un croissant Ce que l’on doit à la nuitun jeu de cache cache soleilun délire d’âme Céanotheet la fraîcheur de l’air au réveil Ce que l’on doit aux étoilesl’Ancolie d’une lumière pâlela traceLire la suite « Des fleurs dans la chevelure de Bérénice »

Et les faons sur la colline

Ô toi, terre du soir,voici l´heure du loup,qui pour toi se jouedu rouge et du noir. Beauté divine,La nuit s’avanceet j’y vois la dansedes ombres sibyllines. Quand dans l’oeil de ce jourl’horizon se referme,dans le ciel je savourecette pourpre lanterne. Quand la terre ancre le soir,oui, ce n’est pas la savaneet sa faune qui seLire la suite « Et les faons sur la colline »

Du ciel à la terre

Vertiges et mystères là où le ciel de flotte se déchire et nous décoche des flèches qui sait là-haut ce qui cloche et pourquoi choir d’une Babel babiller en langue gargouille aux petits monstres biscornus et quand bien même Jacob me présenterait une échelle en verticale monter ou descendre je ne saurais plus. Encore écouterLire la suite « Du ciel à la terre »

Sous le vent tiédi de septembre

Il a mis de la couleur sur le bord de la rivière,sur un vieux bout de ficelle il a accroché un fer à cheval et quelques cailloux de formes étranges. Il a semé des marguerites et planté là trois pousses de bambou.Il a repeint en bleu et vert le vieil arbre mort. La voie ferréeLire la suite « Sous le vent tiédi de septembre »

M’en allant promener

J’ai suivi au fil de l’eau ton chant d’éclabousseJe voulais te rattraper joueuse sinueuseparfois je m’éloignais mais c’est toi qui me retrouvaistu glissais sur des pierres ardoise où se dessinait des mousses opalinesdis-moi que tu aimerais encore qu’à ta rive mes lèvres se posent sur ta nudité de fraîcheur et transparenceque mes lèvres épousent tesLire la suite « M’en allant promener »

Faux

 Il me reviens en mémoireUn hêtre solitaire et tortillard.Un arbre aux formes bizarresQui m’apparut dans le brouillard. Élevé au secret d’une abbayeNommé gardien des Faux de Verzy.Ses dernières feuilles vibrantes avant la nuit.Ses branches qui disaient non,Ses branches qui disaient oui. Il s’agitait laissant ce messageEn sémaphores signaux de vie,À tout les enfants de passageQuiLire la suite « Faux »