Goule en gore

Dehors, dans la forêt, la neige n’en finie pas de tomber. Voici l’hiver qui m’embrume les narines.Je tire la couette, j’ai ressorti les plumes, même le feu de la cheminée m’enfume.Un courant d’air dans la maison les portes claquent. Tout le monde est parti travailler. Blanche, est passée me voir, elle me surnomme nez rouge, elleLire la suite « Goule en gore »

La fille au foulard blanc

(écrit par Éveil) elle avait serréautour de ses cheveuxun foulard blancet il y avait un nœudça faisait comme un cadeau qu’on offreça faisait comme si elle m’offrait des poésiesd’une terre que je devinais fruitée chaude et peuplée d’ombres noireselle avait serréautour de ses yeuxmon cœuret il y avait un nœudqui faisait malça faisait comme siduLire la suite « La fille au foulard blanc »

Le désespoir des animaux

La nuit tombe sur la banlieue, son fracas de trains, de métros et d’automobiles s’estompe dans le passage souterrain près du lycée. Leurs sacs en bandoulière, Grégoire et Antonin discutent de leur dernier cours de la journée. Leurs pas résonnent et rythment la discussion, on commence à entendre les jappements du refuge qui se situeLire la suite « Le désespoir des animaux »

Patinage

Minoucheelle patineelle roule aussisouvent se déhanche J’enrouleet glissesept foisenjeude motsen sa bouche. Ma blondepatineelle glissealors je m’enroulesur ses hanches. Parfois elle foncehors je froncemes sourcilsmes brassur mes hanches. Minoucheelle patineelle roule aussisouvent se déhanche. Quand elle délaissela glace, ô christ !C’est moi qui glissesur ses hanches Et quand elle m’embrasseC’est du patinage artistique

Dune de sable et wakamé

(explicite) Dunes de sable et wakamé Son corps couleur sable se confondait aux dunes, une petite fleur sauvage entre les dents elle m’attendait quand j’admirais les vaguelettes que dessinait le vent. Je me souviens de la plage sud où l’on venait se baigner nus, libres, le corps caressé par les flots tumultueux et revigorants. UneLire la suite « Dune de sable et wakamé »

Au nom de tous les tiens

Où es-tu Martin ?Où te caches-tu ?Dans ces marbres sans finet ces Grès nus. Dans la mémoire de BerlinL’holocauste était nuitTreblinka s’éteintOn oublie Varsovie C’était trop, c’était tantle drame de ces vies.Ta femme tes enfantsPerdus dans l’incendie. Le pêne de la ported’un travail qui rend libre.Retiendra-t-il la cohorted’un front du délire ? Où es-tu MartinLire la suite « Au nom de tous les tiens »

Petit matin conton

Voir au-delà des choses et encore au-delà des formes Qu’est-ce que lebrouillard si ce n’est  fines goutelettes d’eau qui viennent irriguer mon imagination voir encore le monde ses magnifiques paysages ses couleurs et l’arc en ciel si la nuit me donne le désir du jour si l’hiver me fait attendre le printemps que ce brouillard meLire la suite « Petit matin conton »